Brochure d'information de DiagnosticSEP.be - La sexualité

Publié le par seperwoman


Sexualité

Dans la vie, presque tout le monde est confronté un jour ou l'autre à des problèmes de sexualité. Dans le cas de la SEP, des troubles corporels spécifiques peuvent faire leur apparition et avoir des conséquences sur la sexualité. De plus, la SEP peut engendrer des problèmes sur le plan émotionnel ou influencer la relation avec le partenaire. D'où le fait que la SEP conduit souvent à un changement de la manière dont on vit la sexualité.

Troubles corporels

La SEP est une maladie imprévisible qui provoque des troubles divers en raison des inflammations du système nerveux central. Bien qu'au fil du temps, les inflammations s'estompent, des lésions peuvent rester et entraîner des troubles résiduels. Les principaux troubles évoqués liés à la sexualité sont :

- fatigue et baisse de la libido;

- modification des réactions sexuelles qui se traduit par une diminution de l'activation des organes sexuels;

- altération des sensations au niveau des organes sexuels;

- faiblesse musculaire ou spasmes;

- problèmes d'incontinence.

Attention : tout le monde n'est pas confronté à ce type de problèmes. D'autre part, certains troubles peuvent disparaître suite à l'évolution changeante de la SEP.



Problèmes émotionnels

Des sentiments comme le chagrin, la colère, l'angoisse et la morosité vont de pair avec la SEP et jouent un rôle dans la sexualité du patient. En effet, il est difficile de profiter d'une relation sexuelle lorsqu'on ne se sent pas bien. Par ailleurs, pour une relation sexuelle, la confiance dans son propre corps est essentielle et c'est précisément cette confiance que la SEP peut affecter. Les troubles corporels et les désagréments liés à la maladie font parfois disparaître cette confiance. A fortiori au début de la maladie, lorsqu'on ne reconnaît pas encore les symptômes. Il arrive que ces symptômes conduisent le patient à avoir une image négative de lui-même. Le patient atteint de SEP peut ne plus se sentir séduisant, ou peut éprouver de l'aversion pour son propre corps. Dès lors, le sexe devient un terrain sur lequel le patient ne préfère plus s'aventurer. Pour les personnes qui n'ont pas un partenaire fixe, la maladie peut même être un obstacle à de nouvelles relations sexuelles.


Problèmes relationnels

La SEP ne touche pas seulement le patient, mais aussi le partenaire. Le fait de ressentir les mêmes émotions peut jouer un rôle. Dans la quasi-totalité des cas, la SEP va modifier la relation de couple. Une séparation est possible, mais un renouveau également. Les partenaires doivent être en quête d'un nouvel équilibre, ce qui demande du temps et des efforts.

Des tensions entre les partenaires peuvent s'exprimer dans la relation sexuelle, parce que c'est un acte très intime.

Parfois, les troubles de la sexualité disparaissent. Dans d'autres cas, ils persistent mais les couples trouvent une solution au fil du temps. En règle générale : ne perdez pas espoir trop rapidement. La sexualité est précieuse et vous pouvez encore en profiter pleinement.


Les limites de la sexualité

Souvent, les personnes atteintes de SEP sont contraintes d'adapter quelque peu leurs habitudes sexuelles. Cela n'empêche pas qu'une relation sexuelle pour un patient atteint de SEP puisse être aussi agréable, intime et excitante qu'elle l'était auparavant. Pour les différents problèmes qui peuvent se présenter, il y a des solutions pratiques : autres positions, autres techniques, aides, médicaments ou simplement, en parler.

Parlez-en

Dans une relation qui change, il est nécessaire que les partenaires continuent à se parler et à s'écouter. Il est ainsi possible de mettre des mots sur des sentiments comme les doutes, les angoisses, ... Parler de sexe signifie aussi parler de la technique utilisée. Que trouvez-vous agréable ? Qu'est-ce que vous n'aimez pas ? Que souhaiteriez-vous que votre partenaire fasse ? Exprimer ce que vous trouvez désagréable dans une relation sexuelle n'est pas toujours facile, mais il est important de mettre les choses au point. Sinon, rien n'évolue.

Faites des expériences

Une relation sexuelle, c'est faire l'amour. Cela ne doit pas nécessairement se terminer par un orgasme. Il est aussi possible de tirer du plaisir du sexe en s'embrassant, en se faisant des câlins, des caresses ou en se massant. De plus, les partenaires peuvent s'abandonner au plaisir en se servant des mains, des doigts, de la bouche. La masturbation est également une possibilité, seul ou avec son partenaire. Dans ces manières « différentes » de faire l'amour, la sensation de plaisir est souvent plus intense que dans le cas d'un simple coït.

Gardez à l'esprit cette règle d'or pour faire l'amour : aucune obligation, tout est permis, dans la mesure où vous vous respectez l'un l'autre.


Troubles corporels et solutions potentielles

Problèmes chez la femme

> Sécheresse vaginale : normalement, en cas d'excitation sexuelle, le vagin devient humide. En l'absence de ce phénomène naturel, le coït peut être douloureux et provoquer des irritations. Humectez le vagin avec de la salive (la vôtre ou celle de votre partenaire) ou achetez en pharmacie un lubrifiant (à base d'eau si vous utilisez des préservatifs).

> Excitation moins rapide : en raison de la SEP, le clitoris peut devenir une zone moins sensible. La solution ? Trouver d'autres manières de faire l'amour lors desquelles il y a une stimulation directe du clitoris, par exemple en se servant de la main. Vous pouvez vous masturber, seule ou en compagnie de votre partenaire. Un vibromasseur peut également être utile.


Problèmes chez l'homme

> Troubles de l'érection : certaines positions peuvent être une solution. Ainsi, en cas d'érection faible, pour une meilleure sensation, l'homme peut se tenir derrière la femme ou la femme peut se tenir à cheval sur l'homme.

Vous pouvez aussi essayer d'autres manières de faire l'amour : satisfaire le partenaire en se servant de la main, se masturber seul ou avec son partenaire. Autant de possibilités à explorer.

En cas de troubles de l'érection, l'on peut recourir à différentes aides : préservatif spécifique, vibromasseur, anneau pénien, pompe, injections qui augmentent la circulation sanguine, médicaments qui favorisent l'érection. Demandez conseil à votre médecin ou adressez-vous à une organisation qui s'occupe de cette problématique comme l'asbl Sensoa (www.sensoa.be).

Fatigue

Se forcer relève du non-sens. En revanche, il faut prévenir la fatigue. Un conseil général, c'est de faire l'amour aux moments de la journée où vous avez le plus d'énergie, par exemple, le matin au réveil.

En cas de fatigue, mais si le désir est là, choisissez une position ou une technique qui demande moins d'efforts.

D'autre part, il existe différentes positions qui peuvent vous décharger de certains efforts. Par exemple, les deux partenaires l'un à côté de l'autre ou l'un derrière l'autre.

La personne atteinte de SEP peut laisser autant que possible son partenaire exécuter les mouvements.


Faiblesse musculaire du plancher pelvien

Il peut être utile de chercher des positions qui ne mettent pas trop les muscles à contribution ou dans lesquelles la femme peut mieux sentir le pénis.


Tensions musculaires et spasmes

La tension musculaire peut être soulagée à l'aide de médicaments (sur prescription) que l'on prend avant de faire l'amour. Parlez-en avec votre médecin. Un bain chaud ou des exercices de détente peuvent également aider à détendre les muscles.


Incontinence

Parler de ce problème avec le partenaire va déjà aider le patient à diminuer l'appréhension qu'il a d'avoir des pertes urinaires pendant la relation sexuelle. Pensez que l'urine est simplement un liquide corporel. L'urine fraîche est stérile et n'est donc pas sale ou malsaine.

L'Ayurvéda (sagesse et médecine originaire de l'Inde) nous apprend même que boire sa propre urine peut être utilisé comme traitement. Juste avant la relation sexuelle, passez à la toilette et ne buvez pas ou peu pendant les heures qui précèdent la relation. Ainsi, vous réduisez les risques de pertes urinaires.

En cas d'incontinence au niveau des intestins, ce qui est nettement moins fréquent en cas de SEP, appliquez les mêmes conseils. Les personnes qui souffrent de problèmes de vessie ont parfois une sonde. Dans de nombreux cas, vous pouvez enlever la sonde avant de faire l'amour et la remettre ensuite.

D'autres sondes peuvent éventuellement être collées à l'aide d'un pansement adhésif.


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Source : Biogen Idec Belgium sa - www.diagnosticSEP.be
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Publié dans Août 2009

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