Brochure d'information de DiagnosticSEP.be - La spasticité
Contractures musculaires

De quoi s'agit-il ?
Les contractions permanentes au niveau des muscles, également dénommées «spasticité», sont une plainte fréquente en cas de sclérose en plaques. Un ou plusieurs muscles sont tendus de façon continue ou à intervalles rapprochés. Dans ce dernier cas, des mouvements involontaires apparaissent. Le degré de spasticité varie fortement, allant de la faible raideur musculaire aux crampes sévères et douloureuses qui
entraînent des attitudes contractées.
La spasticité de longue durée peut entraîner un raccourcissement irréversible du muscle appelé contracture musculaire. Il est important de l'éviter, car elle entrave fortement la fonction et peut s'avérer douloureuse. Mais parfois la spasticité peut avoir des avantages. En effet, elle va souvent de pair avec une faiblesse au niveau d'autres muscles. La spasticité occasionne la raideur nécessaire à la marche. Un traitement peut rendre le problème de la spasticité moins grave.
Cela a un sens, parce que la qualité de vie et la mobilité s'en trouvent fortement améliorées et parce que les contractures peuvent être évitées. Le traitement repose sur trois piliers : correction posturale, traitement par le mouvement et médicaments. Non seulement ils améliorent la fonction musculaire, mais ils aident à soulager la douleur qui peut accompagner la crampe musculaire.
Que puis-je entreprendre seul ?
Tout d'abord il faut adopter une position assise ou couchée correcte. Elle évite aux muscles de se contracturer en position défavorable. Chaque jour, il faut exercer les muscles contracturés et adopter des positions qui relâchent les muscles. Il est utile de bouger régulièrement et d'adopter différentes positions afin d'empêcher le raccourcissement durable des muscles. Pour la personne en chaise roulante, cela permettra d'éviter les plaies dues aux pressions continues aux mêmes endroits.
Le physiothérapeute apportera de l'aide par des exercices spéciaux, adaptés à la condition physique de la personne souffrant de sclérose en plaques. Le traitement comportera des exercices pour la force musculaire et la marche, la mobilisation des membres pour éviter l'enraidissement des articulations, la pratique du vélo assis, avec des exercices pour les bras et les jambes (éventuellement sur un vélo électrique).
Des équipements spéciaux peuvent aider à soutenir le poids d'une partie du corps ou à rester debout (une table surélevée par exemple).
Fatigue et stress peuvent augmenter les plaintes. Exercices de relaxation et mouvements en musique constituent des formes agréables de traitement à effet relaxant sur les muscles.
Certaines personnes apprécient les traitements par la chaleur, tels que le sauna à infrarouges, qui fonctionne avec des lampes à chaleur et non avec de la vapeur, comme le sauna classique. D'autres sont soulagées par les bains ou par l'hydrothérapie, qui est une thérapie en piscine.
La spasticité me permet-elle de travailler ?
Cela dépend à la fois de la sévérité de la contracture musculaire, des muscles atteints et de la nature du travail. Pour certains, une plainte donnée est à peine gênante, tandis que pour d'autres elle entrave sérieusement l'activité. Si la spasticité rend le travail difficile, il est utile de s'informer au sujet des adaptations immédiates qui permettront de poursuivre l'activité. On peut également tenter d'adapter la nature du travail à fournir.
Médicaments
Il existe aussi des médicaments contre la spasticité. Ils ne sont pas toujours nécessaires, car bien souvent la physiothérapie suffit comme traitement. Les médicaments seront utilisés avec précaution. Souvent il faudra rechercher la dose utile qui améliore la spasticité sans trop causer de faiblesse musculaire. Les principaux produits utilisés sont les myorelaxants qui agissent via le système nerveux (baclofène, tizanidine), les myorelaxants qui agissent directement sur les muscles (dantrolène) et enfin les calmants qui ont aussi une action myorelaxante (benzodiazépines : tétrazépam, diazépam).
Autres traitements
Parfois les nerfs sont rendus inopérants temporairement ou définitivement afin de diminuer leur influence au niveau musculaire. Cela peut se faire par chirurgie ou par injection d'alcool ou de phénol autour du nerf. Des injections de toxine botulinique, utilisée également en cosmétique contre les ridules, peut être injectée autour du nerf. Les injections d'anesthésiants locaux sont une autre option.
En guise de conclusion...
Il existe bon nombre de possibilités pour prendre en charge le problème des contractures musculaires. Un traitement combiné soigneusement établi pour chaque individu permet de faire face au problème.
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Source : Biogen Idec Belgium sa - www.diagnosticSEP.be
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