"Cher Confrère,
Nous vous informons de l'hospitalisation dans notre service, de votre patiente, Madame Seperwoman, 39 ans, pour myélite transverse aigue.
Anamnèse :
Patiente de 39 ans, adressée par le centre 15 pour un tableau de paraplégie sans fièvre d'installation brutale.
La patiente a présenté il y a quelques mois en arrière (Octobre 2007), une surdité brutale qui avait nécessité des investigations ORL qui avait diagnostiqué une hypoacousie droite avec perte
d'audition à 30 % puis à gauche dernièrement, il y a deux jours.
La patiente avait bénéficé dans ce context d'une IRM qui avait mis en évidence une image arrondie en hypersignal T2 du pédoncule cérébelleux moyen droit d'origine inflammatoire possible. Dans ce
contexte, Dr R son ORL l'avait adressé au Dr M. en neuro-chirurgie. Elle a rendez-vous le 14 janvier.
A sa prise en charge initiale aux Urgences :
L’interrogatoire retrouve quelques paresthésies des membres inférieurs mais a priori sans signe particulier autre.
A l’examen par le Dr K. aux urgences, elle avait un pouls à 74, une tension à 121/74, une saturation en O2 à 98 %.
Une paraplégie flasque avait été retrouvée. Les réflexes ostéotendineux par contre étaient présents, les réflexes
cutanéo plantaires étaient absents. Il existait une hypoesthésie bilatérale à la douleur jusqu’à dix centimètres au-dessus des genoux. Il existait une absence de trouble sphinctérien. Il existait
une sensation de brûlure plantaire à l’excitation.
L’auscultation cardiaque montrait des bruits du cœur réguliers sans souffle surajouté. Les pouls pédieux postérieurs étaient difficilement perceptibles sans notion de souffle vasculaire
entendu.
L’auscultation pulmonaire était normale.
L’abdomen est globalement souple, indolore, sans hépatosplénomégalie. Il existe une liberté des aires ganglionnaires.
Biologiquement, il existait une absence de syndrome inflammatoire et une absence de trouble ionique et métabolique.
La patiente a donc bénéficié d’une ponction lombaire qui est revenue eau de roche avec des résultats normaux, une protéinorrachis à 0.32 g/L, glucorachie à 3.2 mmol/L et un chlore à 126 mmol/L.
Il existait des hématies à 20 par mm cube et des leucocytes inférieures à 1 par mm cube.
La patiente a récupéré rapidement et de façon complète. Elle a été mise en surveillance 24 h à l’UHCD…
Evolution dans le service :
Ce jour, la patiente présente une absence de déficit moteur. Elle n’a jamais présenté de douleur au niveau lombaire avant ses problèmes de paraplégie.
L’examen neurologique est sans particularité en dehors de quelques céphalées à la position assise suite à la ponction lombaire.
La patiente a des réflexes ostéotendineux perçus et symétriques. Les RCP sont en flexion. La sensibilité plantaire a bien été récupérée et n’est plus douloureuse.
Par ailleurs, elle décrit une douleur depuis plusieurs mois au niveau huméral droit qui est lancinante et profonde et qui n‘est pas une douleur exacerbée à la palpation. La douleur n’est pas
reproduite à la palpation des cervicales appuyées.
Elle ne présente pas de douleur lombaire à la palpation non plus.
Elle ne présente pas de douleur à la mobilisation des hanches.
Le reste de l’examen clinique est sans particularité.
Devant la récupération complète de la patiente, et ses rendez-vous déjà organisés en ambulatoire, on la laissera partir ce jour pour pouvoir passer les fêtes de fin d’année en famille mais
tranquillement avec un arrêt de travail jusqu’au 7 janvier au moins.
La radio de l’humérus droit retient peut être un petit élargissement du périoste au niveau de la diaphyse à droite à montrer à un médecin spécialisé si cette douleur persiste.
Au total :
Patiente âgée de 39 ans, hospitalisée pour une paraplégie brutale dans un contexte de découverte récente d’une
lésion cérébelleuse droite respohnsable d’une hypoacousie…
Un bilan neuro chirurgical va être réalisé début janvier.
J’ai donc passé un jour et demi à Desgenettes pour faire le point avec une psychologue puis un psychiatre, afin de voir si je peux rentrer chez moi.
Je hais ces putains de fêtes de fin d’année qui me mettent chaque fois un bourdon monstre, qui sont en plus à caractère plus ou moins conflictuel parce qu’il faut se « partager » d’une année sur l’autre… bref, un vrai casse-tête chinois.
Bon finalement, je rentre chez moi vendredi en fin de matinée, après avoir pris rendez-vous avec la psychologue pour le 21/12 et un autre rendez-vous à prévoir le 26/12 avec le psychiatre, une batterie de médicaments en poche…
Au menu :
½ comprimé matin et soir de Baclophène
1 comprimé matin, midi, soir, nuit (+ 1 ou 2 supplémentaires si besoin) de Seresta
1 comprimé le soir de Inexium
1 comprimé si besoin, en cas d’insomnie de Stilnox
Autant dire qu’une fois que j’ai avalé mes « hors d’œuvres », la vraie bouffe a du mal à passer !
Déjà, c’est pas mal, je ne pleure plus pour rien, c’est un vrai bonheur.
Je pense que malgré tout la remontée va être longue, mettre sept années sur le tapis… ça risque de prendre du temps.
Dimanche soir, gros clash prévisible et latent... je me sépare du père de mon 4ème fils... Gros coups de gueule, limite en venir aux mains... et j'en passe.
Bref, il part sur le champ avec son fils ainé...
Mardi 13, alors que la journée s'est déroulée un peu dans le speed, matin changement de serrure, poignée de porte et barillet, cours de yoga, restaurant asiatique entre copines du yoga, puis courses, je passe à l'agence où je travaille, j'achète un sac pour couvrir ma fontaine... tout en courant puisque 2 heures de battement avant de récupérer mon petit dernier.
A 17 heures je siphonne ma fontaine pour la couvrir avant les premières gelées... à 22 heures, je pète les plombs, je noies un flacon quasi complet de rivotril dans un verre de rosé, et bien, je m'en rappellerais... Pompiers, girophares... on m'embarque en direction de Grange Blanche, je passerais la nuit là-bas dans un service de psychiatrie, au milieu de fous, tous plus fous les uns que les autres, qui brament tels des cerfs... je subis un lavage d'estomac qui durera toute la nuit.
Le matin, à une heure que je ne peux estimer, on me sors d'un box pour me mettre dans un couloir, après m'avoir débranché l'oxygène, enlevé le tuyau gigantesque qui me rentre dans le nez pour finir dans l'estomac... du pur bonheur, mais voilà, quand on fait des conneries, il faut les assumer !
Un moment plus tard, je vois ma soeur qui arrive dans ma direction, qu'elle suprise ! Elle a sauté dans le premier train pour Lyon, et m'a rejoint à l'hopital, putain ça fait plaisir !!
Je vois une psychiatre, qui veut me garder dans les murs de cet hosto ! Pas question !
On parlemente, finalement, ils sont ok pour me "lâcher", à condition que je revois mon neuro rapidement, d'ailleurs, qu'elle question... ils l'ont déjà appelé, j'ai rendez-vous demain à 9heures pour 48 heures afin de rencontrer un psy à Desgenettes.
Je posterais dès nouveautés.
Il faut que je vous raconte ma dernière acquisition…
J’étais à la recherche d’un bureau pour mettre dans ma cabine de massages depuis plusieurs semaines déjà. Et là, tout à fait par hasard, je suis enfin tombée dessus.
Le mardi matin, pour ceux qui me connaisse, je pratique le yoga à une dizaine de kilomètres de chez moi. Et ce mardi 29 Novembre, alors que nous avions décalé la séance à 10 h 00 parce que nous devions déjeuner entre « nous » yogis, dans un petit resto situé sur la commune voisine, nous nous dirigeons en direction du Upon , nous passons devant un entrepôt de type brocante, qui est en général tout le temps fermé, coup de chance… il y a de la vie !!! Je dis à ma baronne que mon bureau est là-bas, je le vois de la route.
Ne t’emballe pas… Un bonhomme, se restaure d’un sandwich, accompagné de deux jeunes. Nous entrons dans son parc, je me dirige aussitôt vers le bureau repéré… J’avais vu juste, c’est bien lui.
J’appelle le patron pour savoir combien il en veut… 100 € il est en bon état, c’est du noyer, il a cinq tiroirs et une tirette. Ok, vous pouvez me le livrer ? Euh oui, vous habitez où ?
Pas de soucis, je vais pas très loin de chez vous en début d’après-midi, je peux passer. Oui, sauf que là, nous allons déjeuner… Qu’à cela ne tienne, je viens après, vous m’appelez et j’arrive !
Le brocanteur est tout souriant, très sympa…
Nous continuons notre « route », le resto est situé juste derrière la brocante ! Nous arrivons dans un cadre de rêve. Paumé au milieu de nulle part, un architecte a bâti le resto de sa femme. Un énorme bouddha trône au milieu d’une végétation luxuriante, c’est un jardin d’intérieur créé sous une verrière, un petit cours d’eau passe, c’est paradisiaque.
Nous avons super bien mangé, en apéritif une assiette dégustative, composée de nems, crêpes, acras, beignets de calamars… le tout avec une sauce divine. Ensuite, nous avons opté pour le plat du jour : brochette de crevettes sauce thaï avec son riz et ses cubes de potiron, d’une finesse extraordinaire. En dessert j’ai choisi une tarte amandine aux abricots… là encore, rien à redire. Ce resto est super. J’y retournerais assurément.
Après le repas nous avons donc regagné nos « pénates », et j’ai rappelé le brocanteur pour lui dire que j’étais là. Une heure et demi plus tard il arrivait avec MON bureau.
Comme j’ai toujours autant de chance… le bureau ne passait pas par la porte… mais j’ai quelques idées, et la fenêtre me parait intéressante !!! Effectivement, ça passe.
Le brocanteur repart, j’enlève aussitôt la cellophane qui entoure le bureau, pour l’astiquer et le mettre « en situation ».
Les tiroirs recèlent de trésors… une carte vitale, une carte nominative pour prendre le bus, une lettre d’amour, un devoir de géologie ou plutôt une thèse !!!
J’entreprends des recherches sur le net… une mine d’or. Mon bureau appartenait à un écrivain géologue, je cite :
« L'ouvrage de Pierre Bordet, géologue, volcanologue, cristallographe, est un voyage exemplaire d'un homme entre les années cinquante et soixante dix, dans des territoires où tout, alors, restait à découvrir. Le Sahara des grandes méharées, quand les Touaregs étaient encore les rois du désert, l'Alaska et la vallée des Dix mille fumées, l'Himalaya, où le géologue se joint aux conquérants de cette époque de pionniers. On croise au fil de ce récit riche en témoignages, en anecdotes, des personnalités de premier plan : Haroun Tazieff, les alpinistes Terray et Franco lors de l'expédition du Makalu, bien d'autres encore. On est captivé par l'étonnant et rarissime récit de ce témoin de premier plan, sur sa rencontre avec le Yeti, qu'illustrent des photos exceptionnelles. Cet ouvrage, rédigé dans un style alerte, s'adresse à un large public, sensible au parfum des récits de voyage et amateur de belles images. Il est l'émouvant témoignage d'un homme de science et de foi parcourant des territoires mythiques en des époques maintenant révolues, où l'homme qui voyageait portait un projet et ne se nommait pas encore touriste.
A
propos de l'auteur :
Pierre Bordet (1914-1996), est ordonné prêtre en 1945. Il soutient sa thèse de doctorat en 1950. Il devient l'un des spécialistes internationalement reconnu de la géologie himalayenne. Il sera
élu président de la section de volcanologie française, et fondera, en 1959, avec l'abbé Albert de Lapparent l'Institut géologique Albert-de-Lapparent.
Mémoires d’un géologue Volcans et autres montagnes.
C’est pas une coïncidence ça ? Si je manque d’inspiration pour écrire mes bouquins, c’est que vraiment je ne suis pas faite pour ça !!!
J’envoie un sms au brocanteur en lui disant que nous allons être amenés à nous revoir prochainement, car le bureau était rempli de « papiers », rendez-vous est pris pour le lendemain.
Je retourne à son entrepôt, il tronçonne un lit… invendable parait-il. On se fait la bise, on se tutoie. C’est marrant, il porte le prénom de la seconde personne importante dans mon bouquin, encore une coïncidence !!! Bref vous l’aurez compris, j’ai rencontré un ami, qui a la passion des belles choses.
Voilà, c'est un beau cadeau pour la fin de l'année.
Bien,après avoir eu un mail de mon neurologue dont le contenu est le suivant "dès que j'ai un lit je vous le réserve. Toutefois avec les raideurs, vous pouvez essayer avant le DANTRIUM 25 (1.1.1) si votre toubib peut vous le prescrire... sinon on fait le flash et mise ensuite sous cet autre traitement. cordialement."
Forcément, je suis allée me documenter sur internet pour savoir ce qu'il ressortait de ce traitement...
Ce médicament est un myorelaxant à action directe.
Il est indiqué dans le traitement de la spasticité qui se présente comme séquelle des lésions cérébrales ou de la moelle épinière. Il peut être utilisé seul ou en association à d'autres médicaments.
Il est particulièrement utile lorsque la spasticité est un obstacle important pour la rééducation.
Il est aussi indiqué dans la prévention de l'hyperthermie maligne (élévation importante de la température du corps lors d'une anesthésie).
4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?
Comme tous les médicaments, DANTRIUM 25 mg, gélule est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet.
· Somnolence, vertiges, fatigue,
confusion.
Ces symptômes sont observés au début du traitement et sont passagers.
· Hépatotoxicité (voir Mises en garde),
· Troubles digestifs: gastralgie, nausées, vomissements, diarrhées.
· Possibilité d'incontinence par relâchement sphinctérien,
· Coloration orangée des urines,
· Eruption cutanée, allergie,
· Rarement: trouble hématologique, insuffisance cardiaque.
Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables deviennent graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.
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