Le diagnostic SEP

Publié le par seperwoman

Comment est diagnostiquée une sclérose en plaques ?

Rien n'est spécifique à la sclérose en plaques. Le diagnostic de la sclérose en plaques repose sur un faisceau d'arguments cliniques et paracliniques.

C'est une évolution en règle par poussées, 85 % des malades vont faire des poussées, avec entre les poussés une rémission plus ou moins complète pendant des semaines, des mois, voire des années, voire des décennies. Quand on a ce contexte clinique évocateur, on fait en premier lieu une IRM du cerveau, ou du cerveau et de la moelle épinière, pour détecter un certain nombre de lésions. Néanmoins on peut avoir une sclérose en plaques avec une IRM normale, et de la même manière, on peut avoir une IRM avec des lésions, qui ne sont pas des lésions de sclérose en plaques.

L'IRM est un examen sensible mais malheureusement un examen très peu spécifique. Ce qui fait que chez la majorité des patients, on fait une ponction lombaire pour détecter une signature presque immunologique du processus. Enfin on fait un bilan sanguin, en recherchant des stigmates d'autres maladies de l'immunité, qui peuvent mimer une sclérose en plaques, le lupus par exemple dont les manifestations neurologiques peuvent mimer une sclérose en plaques, le syndrome de Goujerot-Sjögren, la maladie de Behcet, la sarcoïdose, une maladie infectieuse comme la maladie de Lyme.

On fait aussi souvent une radiographie du thorax. Certains et même beaucoup font ce qu'on appelle des potentiels évoqués : ce sont des outils neurophysiologiques pour analyser le fonctionnement du système nerveux notamment le passage de l'influx nerveux.

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Publié dans Janvier 2009

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