12 Octobre 2009 - La méthode Essure - Pose d'implants

Publié le par seperwoman


Pour une fois, on va parler d’autre chose : la méthode Essure.

 

C’est en fait la stérilisation féminine à visée contraceptive. Adieu stérilet, pillule et autre moyen contraceptif !!!

 

En 2008, plus de 200.000 femmes ont bénéficié de la procédure Essure : 10 ans de recul, procédé sans hormone, récupération immédiate (pas d’arrêt de travail mesdames !), pas de cicatrice (loupé pour celles qui pensaient profiter de l’occasion pour se faire liposucer !), pas d’hospitalisation (juste quelques heures), pas d’anesthésie générale (ni locale – n’ayez crainte de la péridurale !), pas d’incision, bref que du +++

 

Le fonctionnement d’Essure :

 

L’objectif de la procédure Essure est le même que celui de la ligature des trompes : boucher les trompes de Fallope pour empêcher la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde. Mais, au lieu d’accéder aux trompes en pratiquant une chirurgie à travers l’abdomen, le médecin passe par les voies naturelles : le vagin puis l’utérus.

 

Le dispositif Essure est constitué d’une poignée, d’un fil guide et d’un implant fixé à son extrémité.


Le micro-implant est fabriqué à partir de nitinol (alliage titane/nickel) donc les IRM sont tout à fait possibles à réaliser, matériau utilisé depuis de nombreuses années dans le domaine cardio-vasculaire.


A rappeler que la stérilisation à visée contraceptive est autorisée en France depuis la loi du 04 Juillet 2001.

 

Etape par étape :


1/ La procédure ne nécessite ni incision, ni anesthésie générale. Une heure avant le rendez-vous, prendre deux comprimés de spasfon et un suppositoire Profénid, sur place l’équipe vous donne deux gélules de Doliprane et un autre suppositoire Profénid. Juste avant l’intervention on vous redonne deux comprimés de spasfon à faire fondre sous la langue. Lorsqu’une douleur est ressentie pendant la procédure, elle peut être comparable à celle des règles. L’anti-inflammatoire donné avant l’intervention permet d’éviter les spasmes de la trompe ou des contractions utérines.

 

2/ Le gynécologue introduit l’hystéroscope (tube optique de 5 mm) dans le vagin puis dans l’utérus. Ames sensibles évitez de regarder l’engin, franchement flippant à l’œil ! Un écran est situé face au gynéco, à côté de vous, le but du jeu étant de faire une visite guidée de son intérieur par son gynéco : ça occupe l’esprit, donc, il faut suivre à l’écran en même temps que l’équipe. Du sérum physiologique (eau salée) dans une poche est injecté par les voies naturelles (pas agréable) afin de dilater la cavité utérine et de repérer l’entrée des trompes de Fallope.

 

3/ Le gynéco introduit dans la première trompe le système  qui présente à son extrémité l’implant.

 

4/ Le cathéter est retiré et l’implant laissé en place. La même procédure est répétée dans l’autre trompe. Durée de l’opération par pose : 3 mn !

 

5/ L’implant est un petit ressort qui, une fois libéré, prend la forme de la trompe. A l’intérieur de l’implant, des fibres de polyéthylène vont provoquer une réaction tissulaire. Elle permet, en trois mois, de boucher définitivement la trompe.

 

6/ La durée totale de la procédure est, en moyenne, d’une demi-heure. Après une courte période d’observation, vous pourrez retourner chez vous. Vous serez alors capable de reprendre vos activités familiales, sociales et professionnelles ! Avant de partir, votre gynéco vous remet la photo de vos implants, ainsi que la carte d’identité des implants !

 

7/ La stérilisation ne sera efficace qu’au bout de 3 mois. Pendant ces trois mois, le gynéco vous prescrira la méthode de contraception la mieux adaptée. Au terme de cette période, une radio du bassin (obligatoire) pour vérifier la bonne position des implants. Dès lors, seul votre chirurgien gynéco vous informera de l’arrêt définitif de votre contraception.


Dans l’hypothèse où le contrôle ne serait pas satisfaisant, votre gynéco vous prescrira un examen complémentaire : une hystérographie.

 

A noter que les implants resteront à vie dans votre intérieur !

 

Par ailleurs, je participe à réaliser une enquête nationale au travers de 11 centres français sur l’utilisation des micro-implants afin de déterminer pricipalement quels sont les facteurs prédictifs d’échec de pose, les facteurs à risque de la procédure et effectuer un suivi à 3, 12, 24 mois et 5 ans.

 

En effet, mon « cas » (cf. SEP) intéresse la science !

 

Il s’agit d’une simple enquête qui ne modifiera en rien ma prise en charge. Il y aura simplement un recueil de données concernant mon intervention.


Seules les initiales de mes nom et prénom y figureront.

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Publié dans Octobre 2009

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